samedi 2 juillet 2016

Observateur silencieux, j'ai marché jusqu'en enfer dans l'espoir d'y découvrir ne serait-ce qu'une poussière tombée du paradis, ai parcouru pendant des heures les couloirs de l'horreur au risque de réveiller mes peurs, persévérant et assumant pleinement le vertige de mes passions. Jamais je n'ai trouvé meilleur point d'envol ailleurs que dans cette chute libre-là. Il arrive que je disparaisse soudainement dans l’obscurité de nuits sans fins et que l'on me croit tantôt mort, tantôt envoûté. Suis-je alors sous le joug d'un de ces démons peuplant les lieux de mes péripéties ? D'une lucidité qui dans mes insomnies me ronge, je sais que les monstres de ce monde sont tous "humains", similaires à ceux qui me désignent comme fou à lier lorsque j'évoque une liberté d'Être qui les effraie. En effet, le conditionnement déforme, renferme et rend infirme l'esprit... L'âme sauvage comme le demeure la Terre sous les griffes et griffures de l'homme, une certaine rage de Vivre saigne de mes écorchures, rage positive dont je me sers pour tracer mon chemin. Seul maître de ma vie et souverain de mon monde intérieur, jamais je n'en serai déchu autrement que si la mort vient à ma rencontre et m'emporte. Entre temps, autant de fois que la vie me le permettra, je partagerai, offrirai de mes mots, de ma force, de ma voix.

Nom de la photographie: "Le libre équilibre"
Lieu: juste au dessus de Crolles, dans les Alpes

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