samedi 22 novembre 2014

Tout au long de ces épreuves où ma vie ne se résume plus qu'à d'insubmersibles espérances, bien qu'un froid glacial enserre et lacère mon cœur tel un millier de ronces, j'aperçois par-dessus tout l'irradiante lumière d'un jour naissant, éternelle présence m'accompagnant jusqu'au plus fort de mon errance. Où étais-je donc passé ces derniers mois ? Où ai-je atterri pour me perdre ainsi ? Suis-je toujours tiraillé entre deux horizons ou ai-je fini mitraillé de désillusions ? Lorsque les lésions touchent l'âme, seule mon absence en témoigne. Les douleurs sont souvent criantes au travers de ce paradoxe. Mes éclats de rire se sont tus uniquement par ma faute, j'ai voulu revenir en France et je n'en ai pas la force. Sans l'omniprésence de la Nature, me reste-t-il un ancrage autre que charnel ? Je recréerai les sentiers de mon essentiel. Le temps me semble être resté en suspens depuis mon ultime partage, mais c'est à l'instant même où j'ai décidé de reprendre le cours de mes écrits que s'est précisément profilée l'imminence: après avoir saisi l'enseignement que procure un chemin ombragé de barricades hautement érigées, je filerai à nouveau sur ces flots dorés, fidèlement libre et léger.

Nom de la photographie: "De sentiers en sillages"
Parfum d'inspiration: le vent du large méditerranéen.

1 commentaire:

  1. A bientôt sur l'île aux fleurs !…
    Attention au froid et aux épidémies de vaccins !!!
    Ph Ch Ga

    RépondreSupprimer