lundi 18 novembre 2013

Pour l'amour de celle que l'on nomme Madinina, pour ce que l'avidité humaine n'a pas encore totalement ravagé, je rends grâce à la Terre toute entière. Peu m'importaient les risques, je me devais de revenir en ces lieux fabuleux, à moins de m'embourber dans le charmant béton de notre chère métropole, où hommes et femmes se pressent confusément, pour acheter, pour se consommer les uns les autres. Parce que nous ne vivons plus que sur les fragments d'un paradis que notre espèce dévore en se multipliant, au détriment de tout ce qui l'entoure, donc au détriment d'elle-même. C'est un fait, il ne réside souvent en ce que nous sommes, la société, le monde, qu'un semblant de vie et d'amour. La mort devient notre seule vérité, cette inconnue à laquelle nos esprits ne sauraient se heurter autrement que de manière conceptuelle. Ici bas, tandis que le remarquable passe fréquemment inaperçu, les ersatz sont mis au goût du jour, on les aplaudit, on les plébicite. Seule la lucidité permet d'anéantir le formatage. La vie m'invite chaque jour à m'affranchir de l'aberration générale, instants de solitude et merveilleuses rencontres en tant que souffle d'oxygène. 
Et après tout, cette terre des Caraïbes, n'est-elle pas surnommée "l'île des revenants" ? Une île, quelques plages, de vastes étendues verdoyantes, beaucoup plus qu'un idéal, certainement le départ d'un grand voyage avant l'ultime Délivrance.

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