mardi 17 septembre 2013

L'obstacle ne laissera qu'une énième cicatrice profondément inscrite en ma chair, mais aucun traumatisme. Seules mes cellules garderont mémoire des événements. Je suis sorti de l'hôpital dimanche matin et ai repris le cours de mes rêves, fêtant dignement mes vingt trois ans lundi, comme promis. 

L'omniprésence de la douleur me rappelle que l'étincelle vitale ne s'estompe pas, m'offrant la chance de courir sans infirmité, de m'accomplir au cours de l'aventure, d'être intégralement acteur du renouveau. Me voilà dans l'inédit. Il n'est pas commun d'écrire tout en ayant la paume des deux mains à vif, ce que je considère pourtant dans l'immédiat comme un détail superficiel. 

Après l'orage et l'averse vient l’accalmie, le Soleil perce alors les nuages et invite la Terre à resplendir. Le paysage prends des airs de commencement du monde, et le respect recommande de garder toute expression pour soi. J'ai choisi de m'asseoir au milieu des arbres et de laisser leurs énergies éclaircir le trouble lié à l'incident, ceci afin de découvrir l'origine infectieuse réelle de ma blessure, puisque le sang est aussi 
fleuve de l'âme. 

Un laps de temps durant lequel je suis ce que je vois, mon regard se pose sur la feuille et s'envole vers la fleur, effleurant la courbe des branches silencieusement entremêlées, s'éternisant dans l'inconstante atmosphère aux mille fragrances. 

L'esprit s'y refuse lorsque trop bruyant, mais il existe des nuances sans dualité, des étreintes sans mensonge, des échanges sans condition, des relations sans conflit, quelque part, là où la beauté s'épanouie dans la pluralité des couleurs.

Adrien

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